GUIDE DE MISE EN OEUVRE DE LA POLITIQUE DE JUSTICE TRANSITIONNELLE DE L'UNION AFRICAINE: RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

Depuis son indépendance en 1960, la République centrafricaine (RCA) a connu une instabilité et des violences qui ont culminé en 2013 lorsque les rebelles de la Séléka ont renversé le président François Bozizé. La milice « Antibalaka » formée en réponse à cette situation a commis de graves violations des droits de l'homme. Malgré un accord de paix conclu en 2019, les groupes armés contrôlent encore une grande partie du pays. Le président Faustin-Archange Touadéra, élu en 2016 et réélu en 2020, est confronté à des défis constants de la part de la Coalition des patriotes pour le changement et d'autres milices. Les efforts en faveur de la justice transitionnelle comprennent le Forum de Bangui de 2015,1
qui a créé la Cour pénale spéciale (CPS)2 et la Commission vérité, justice, réparation et réconciliation (CVJRR).3 Ces initiatives ont été critiquées pour leurs retards et leur manque de financement. La CPS reste active, porteuse des espoirs des victimes et des survivants.

La Politique de justice transitionnelle de l'Union africaine (PJTUA) propose une approche globale de la Justice transitionnelle, visant à assurer la justice, la réconciliation, la cohésion sociale, la stabilité et l'édification de la nation. Ce document d'orientation fournit des orientations sur la mise en œuvre des 11 éléments indicatifs de la justice transitionnelle dans la PJTUA et aborde plusieurs questions transversales dans le pays.

AUTJP IMPLEMENTATION IN CAR - FRENCH POLICY BRIEF
Kessy Martine Ekomo Soignet
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